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Technologies clés 2015
Technologies clés 2015 : une réflexion prospective à court et moyen termes
Le ministère de l’Industrie a publié mi-mars la quatrième édition de son étude sur les technologies clés à l’horizon 2015-2020. Pour la première fois, l’étude distingue les technologies diffusantes, « souvent existantes, dont la diffusion se révèle stratégique pour la compétitivité d’un secteur d’activité donné » et les technologies d’avenir, « souvent émergentes, présentant un potentiel de développement en France et dans le monde ».
Même si elles sont présentées selon sept entrées différentes dont une entrée spécifique « environnement »(1), une grande part des technologies identifiées cette année touche plus ou moins directement la protection de l’environnement et/ou la lutte contre le changement climatique.
Les secteurs apparaissent selon un ordre cohérent (les deux premiers par exemple irriguant la plupart des autres) destiné à « refléter la proximité croissante avec le consommateur final ». Ils sont tous présentés selon la même structure : monographie développant une réflexion stratégique sur le secteur en question ; contexte et enjeux ; grandes tendances d’évolution du secteur et des produits et services qui le desservent ; tendances technologiques sous-tendant ces produits et services ; analyse de la position de la France ; recommandations de portée générale pour favoriser la diffusion des « technologies diffusantes » et le développement des « technologies d’avenir ». A cet égard, sur les 85 technologies recensées au total, 23 correspondent à des technologies diffusantes, 21 correspondent à des technologies d’avenir et les 41 restantes cumulent les deux caractéristiques.
Une étude utile pour le privé et le public
Cette étude est destinée notamment aux entreprises qui souhaitent définir leur stratégie de R&D, projettent de réaliser un investissement productif ou s’engagent dans une démarche d’innovation (procédé, produit ou service). Elle s’adresse aussi aux services de l’Etat, aux collectivités territoriales et aux organisations et entités au service de l’innovation et du développement des entreprises (ex. : Oséo, ANR, centres régionaux d’innovation et de transfert de technologie, pôles de compétitivité, pôles d’innovation pour l’artisanat et les TPE, chambres consulaires, organisations professionnelles) pour qui elle peut constituer un outil d’aide à la décision (cf. définition de politiques publiques - R&D, soutien à l’innovation, formation, orientation des soutiens aux projets d’entreprise, organisation d’actions collectives en direction des acteurs économiques).
Selon les auteurs, « la mondialisation, élément de contexte incontournable, a mis à rude épreuve le tissu industriel le moins performant de notre pays, avec son lot de délocalisations et de restructurations industrielles. Les atouts de la France à l’exportation reposent principalement sur les produits de haute technologie ou sur des produits qui, tout en étant issus de secteurs plus traditionnels, disposent d’une image forte et sont innovants. Le renforcement de la R&D des entreprises et l’innovation sont donc au coeur de la compétitivité et doivent permettre à notre pays de relever les défis de la mondialisation : préserver sur notre territoire les activités de R&D et en attirer de nouvelles ; développer de nouveaux types de services qui concourent à la création d’activité et améliorent notre balance commerciale ; réindustrialiser en s’appuyant sur des technologies améliorant la compétitivité tout en permettant de créer des emplois et de la valeur sur le territoire national dans le respect des engagements européens et internationaux de la France ».
(1) Ces 7 entrées correspondent à 7 grands secteurs technico-économiques (chimie / matériaux / procédés ; technologies de l’information et de la communication ou TIC ; environnement ; énergie ; transports ; bâtiment ; santé / agriculture / agroalimentaire.
Liste des technologies (TC) étudiées par secteur
Chimie, Matériaux, Procédés : Nanomatériaux ; Simulation moléculaire ; Biotechnologies blanches ; Microstructuration ; Catalyse ; Dépôt de couche mince ; Matériaux fonctionnels, intelligents et de performance ; Capteurs ; Procédés membranaires ; Fabrication rapide ; Elaboration de composites - Assemblages multimatériaux ; Contrôle non destructif.
NB : la réduction du nombre de procédés / utilisation des nouveaux solvants et les matériaux composites n’ont pas été retenus dans cette catégorie.
TIC : Robotique ; TC réseaux sans fil ; Réseaux haut débit optiques ; Objets communicants ; TC 3D ; Interfaces homme-machine ; Ingénierie de systèmes complexes et systèmes de systèmes ; Calcul intensif ; Progressive/Intelligent Manufacturing ; Optoélectronique ; Nanoélectronique ; TC de numérisation de contenus ; Sécurité holistique ; Virtualisation et informatique en nuages ; Logiciel embarqué et processeurs associés ; Valorisation et intelligence des données ; Portail, collaboration et communications unifiées.
Environnement : TC pour la captation maîtrisée et le traitement des sédiments pollués ; Capteurs pour l’acquisition de données ; TC pour le dessalement de l’eau à faible charge énergétique ; TC pour le traitement des polluants émergents de l’eau ; TC pour le traitement de l’air ; TC pour la dépollution in situ des sols et des sites pollués ; TC pour la gestion des ressources en eau ; TC pour le recyclage des matériaux rares et leur valorisation ; TC de tri automatique des déchets ; Valorisation matière des déchets organiques ; Eco-conception.
Energie : Carburants de synthèse issus de la biomasse ; Solaire thermodynamique ; Energies marines ;
Piles à combustible ; TC de l’hydrogène ; Captage, stockage et valorisation du CO2 ; Energie nucléaire ; Solaire photovoltaïque ; Energie éolienne en mer ; Géothermie ; Stockage stationnaire d’électricité ; Réseaux électriques intelligents ; TC d’exploration et de production d’hydrocarbures ; TC de raffinage des hydrocarbures ; TC pour l’exploration, l’extraction et les traitements des ressources minérales ; Carburants de synthèse issus de ressources fossiles ; Biomasse et déchets : valorisation énergétique.
NB : la micro-cogénération n’a pas été retenue dans cette catégorie.
Transports : Moteurs à combustion interne ; Moteurs électriques ; Nouvelles TC de turbomachine ; Interaction homme-machine, ergonomie ; Optimisation de la chaîne logistique ; TC de stockage et de gestion à bord de l’énergie électrique ; Electronique de puissance ; Mécatronique ; Communications et données ; Démarche d’optimisation de l’ingénierie et de la production ; Matériaux et TC d’assemblage pour l’allègement ; Outils et méthode de conception et de validation.
NB : les TC pour les infrastructures de recharge des véhicules et la maîtrise des sources de bruit n’ont pas été retenues dans cette catégorie.
Bâtiment : Systèmes d’enveloppe du bâtiment ; Systèmes constructifs ; Matériaux biosourcés, composites et recyclés ; Maquette numérique ; Comptage intelligent ; TC d’intégration et de mutualisation des EnR dans le bâtiment.
NB : la professionnalisation de la filière n’a pas été retenue dans cette catégorie.
Santé, Agriculture et Agroalimentaire : Ingénierie cellulaire et tissulaire ; Ingénierie génomique ; Ingénierie du système immunitaire ; TC pour la biologie de synthèse ; Systèmes bio-embarqués ; TC pour la maîtrise des écosystèmes microbiens ; Capteurs pour le suivi en temps réel ; TC de diagnostic rapide ; TC pour l’imagerie du vivant ; TC douces d’assainissement.
NB : la bio-production et les microsystèmes biologiques n’ont pas été retenus dans cette catégorie.